
Nahrae Lee
Artiste plasticienne

Nahrae Lee
Artiste plasticienne

Nahrae Lee
Artiste plasticienne

Nahrae Lee
Artiste plasticienne
© Nahrae Lee
"Je pense finalement que cette expérience était nécessaire pour moi. Dans mon ancien atelier, mes œuvres étaient déjà là pour parler à ma place. Mais ici, je suis arrivée dans un espace où rien n’existait encore, donc j’ai dû retrouver mes propres ressources pour me sentir à nouveau “armée”."
—
Nahrae Lee












© Nahrae Lee
Portrait de l'artiste
Portrait de l'artiste
Portrait de l'artiste
Nahrae Lee est une artiste plasticienne dont la pratique explore les états de transformation, les seuils perceptifs et les circulations entre image, matière et espace. Elle développe une approche de la peinture comme processus mouvant, dans lequel la surface devient un lieu d’apparition et de disparition continue.
Ancrée dans la peinture, sa pratique se construit par superpositions, variations tonales et répétitions formelles, où des formes émergent et se dissolvent progressivement dans la surface. Ce travail engage une perception de l’image comme un état en mutation permanente, activé par la matière, le temps et l’espace.
Elle développe ainsi une circulation entre peinture, objet et espace, où ces différents registres se rencontrent et se reconfigurent sans hiérarchie. Son travail s’inscrit dans une attention aux formes de perception et aux expériences sensorielles, influencées par des contextes relationnels et des états de communication non verbale.
En 2021, elle reçoit le Prix Théophile Schuler décerné par la Société des Amis des Arts de Strasbourg. Elle présente ses œuvres en France, en Suisse, en Allemagne et en Corée, notamment lors de son exposition personnelle In Its Entirety à la Galerie Ann Mazzotti (Bâle, 2025), ainsi que dans le cadre d’expositions collectives, dont Where do you feel you most belong (Fribourg, 2025). En 2026, elle a participé à l’exposition en trio Third Person à la Galerie Allen, à Paris
Actions
Actions
Interview
Interview
Interview
À quel moment as-tu eu ton déclic artistique ?
Dans mon souvenir, cet événement s’est produit à la fin de ma 5e année d’école d’art. Avant de venir en France et d’intégrer une école d’art en licence, j’ai travaillé pendant cinq ans dans un hôtel à Séoul, en Corée. Cette expérience m’a donné une certaine sécurité, car je savais que je pouvais toujours retourner travailler dans ce domaine si nécessaire. C’est aussi ce qui m’a permis de prendre le risque de choisir un autre chemin de vie. Au départ, je pensais déjà que réussir à intégrer une école d’art en France et y rester seulement un an serait une grande étape. Finalement, j’ai décidé de poursuivre jusqu’au master. Pendant ma licence, j’ai beaucoup apprécié cette période malgré une pression importante, car la réussite de mes bilans était directement liée à mon droit de poursuivre mon séjour en France. Je devais valider chaque étape de mon parcours pour pouvoir renouveler mon titre de séjour. Avant de rencontrer le monde de l’art, j’avais plutôt les repères d’un parcours professionnel classique et je cherchais naturellement à construire une vie stable. Comme je me suis toujours intéressée à la transmission et à l’éducation, j’avais d’abord envisagé de devenir enseignante dans une école d’art. C’est pour cette raison que j’ai choisi de poursuivre en master. Mais c’est finalement en 5e année que j’ai pris conscience que je pouvais réellement choisir le métier d’artiste. Avant cela, je n’avais pas forcément les repères pour considérer l’art comme une véritable voie professionnelle. À ce moment-là, j’ai décidé de faire de ce choix un engagement concret et de mettre toute mon énergie pour construire ma vie autour de ce métier.
À quel moment as-tu eu ton déclic artistique ?
Dans mon souvenir, cet événement s’est produit à la fin de ma 5e année d’école d’art. Avant de venir en France et d’intégrer une école d’art en licence, j’ai travaillé pendant cinq ans dans un hôtel à Séoul, en Corée. Cette expérience m’a donné une certaine sécurité, car je savais que je pouvais toujours retourner travailler dans ce domaine si nécessaire. C’est aussi ce qui m’a permis de prendre le risque de choisir un autre chemin de vie. Au départ, je pensais déjà que réussir à intégrer une école d’art en France et y rester seulement un an serait une grande étape. Finalement, j’ai décidé de poursuivre jusqu’au master. Pendant ma licence, j’ai beaucoup apprécié cette période malgré une pression importante, car la réussite de mes bilans était directement liée à mon droit de poursuivre mon séjour en France. Je devais valider chaque étape de mon parcours pour pouvoir renouveler mon titre de séjour. Avant de rencontrer le monde de l’art, j’avais plutôt les repères d’un parcours professionnel classique et je cherchais naturellement à construire une vie stable. Comme je me suis toujours intéressée à la transmission et à l’éducation, j’avais d’abord envisagé de devenir enseignante dans une école d’art. C’est pour cette raison que j’ai choisi de poursuivre en master. Mais c’est finalement en 5e année que j’ai pris conscience que je pouvais réellement choisir le métier d’artiste. Avant cela, je n’avais pas forcément les repères pour considérer l’art comme une véritable voie professionnelle. À ce moment-là, j’ai décidé de faire de ce choix un engagement concret et de mettre toute mon énergie pour construire ma vie autour de ce métier.
À quel moment as-tu eu ton déclic artistique ?
Dans mon souvenir, cet événement s’est produit à la fin de ma 5e année d’école d’art. Avant de venir en France et d’intégrer une école d’art en licence, j’ai travaillé pendant cinq ans dans un hôtel à Séoul, en Corée. Cette expérience m’a donné une certaine sécurité, car je savais que je pouvais toujours retourner travailler dans ce domaine si nécessaire. C’est aussi ce qui m’a permis de prendre le risque de choisir un autre chemin de vie. Au départ, je pensais déjà que réussir à intégrer une école d’art en France et y rester seulement un an serait une grande étape. Finalement, j’ai décidé de poursuivre jusqu’au master. Pendant ma licence, j’ai beaucoup apprécié cette période malgré une pression importante, car la réussite de mes bilans était directement liée à mon droit de poursuivre mon séjour en France. Je devais valider chaque étape de mon parcours pour pouvoir renouveler mon titre de séjour. Avant de rencontrer le monde de l’art, j’avais plutôt les repères d’un parcours professionnel classique et je cherchais naturellement à construire une vie stable. Comme je me suis toujours intéressée à la transmission et à l’éducation, j’avais d’abord envisagé de devenir enseignante dans une école d’art. C’est pour cette raison que j’ai choisi de poursuivre en master. Mais c’est finalement en 5e année que j’ai pris conscience que je pouvais réellement choisir le métier d’artiste. Avant cela, je n’avais pas forcément les repères pour considérer l’art comme une véritable voie professionnelle. À ce moment-là, j’ai décidé de faire de ce choix un engagement concret et de mettre toute mon énergie pour construire ma vie autour de ce métier.
Tes inspirations ?
Mes sources d’inspiration naissent de l’observation des phénomènes du quotidien (gestes, objets, traces du temps), des principes naturels (équilibre, tensions, répétitions, transformations), des dynamiques du monde physique (gravité, rotation, pression, forces, flux d’énergie, trajectoires), des formes du vivant (croissance, adaptation, relations entre les êtres), de l’anthropologie (cultures, récits, façons d’habiter le monde), de l’histoire (mémoires, transmissions, évolutions), du cosmos (orbites, espace-temps, dimensions multiples, inconnu, infini), de la musique (rythmes, vibrations, silences), ainsi que de la notion d’habitat comme espace de vie, physique et mental (abri, protection, espaces intérieurs). Les rencontres humaines et les dialogues avec des personnes venant de différents domaines (manières de penser, façons de vivre, univers singuliers) nourrissent également ma réflexion et occupent une place importante dans mon processus de création.
Tes inspirations ?
Mes sources d’inspiration naissent de l’observation des phénomènes du quotidien (gestes, objets, traces du temps), des principes naturels (équilibre, tensions, répétitions, transformations), des dynamiques du monde physique (gravité, rotation, pression, forces, flux d’énergie, trajectoires), des formes du vivant (croissance, adaptation, relations entre les êtres), de l’anthropologie (cultures, récits, façons d’habiter le monde), de l’histoire (mémoires, transmissions, évolutions), du cosmos (orbites, espace-temps, dimensions multiples, inconnu, infini), de la musique (rythmes, vibrations, silences), ainsi que de la notion d’habitat comme espace de vie, physique et mental (abri, protection, espaces intérieurs). Les rencontres humaines et les dialogues avec des personnes venant de différents domaines (manières de penser, façons de vivre, univers singuliers) nourrissent également ma réflexion et occupent une place importante dans mon processus de création.
Tes inspirations ?
Mes sources d’inspiration naissent de l’observation des phénomènes du quotidien (gestes, objets, traces du temps), des principes naturels (équilibre, tensions, répétitions, transformations), des dynamiques du monde physique (gravité, rotation, pression, forces, flux d’énergie, trajectoires), des formes du vivant (croissance, adaptation, relations entre les êtres), de l’anthropologie (cultures, récits, façons d’habiter le monde), de l’histoire (mémoires, transmissions, évolutions), du cosmos (orbites, espace-temps, dimensions multiples, inconnu, infini), de la musique (rythmes, vibrations, silences), ainsi que de la notion d’habitat comme espace de vie, physique et mental (abri, protection, espaces intérieurs). Les rencontres humaines et les dialogues avec des personnes venant de différents domaines (manières de penser, façons de vivre, univers singuliers) nourrissent également ma réflexion et occupent une place importante dans mon processus de création.
Quelle est ta volonté en tant qu’artiste ?
Ma volonté en tant qu’artiste est de développer une recherche artistique capable d’ouvrir de nouvelles perceptions du monde et peut-être de révéler des aspects encore inexplorés de celui-ci. Je suis particulièrement attirée par les moments où une recherche artistique peut entrer en dialogue avec d’autres domaines de connaissance. En observant profondément une forme, un mouvement ou un phénomène, il est parfois possible de faire émerger des liens inattendus et d’ouvrir de nouvelles pistes de compréhension. Par exemple, mon intérêt actuel pour l’ellipse est né d’une première recherche autour de la respiration. Cette forme m’a attirée car elle semblait traduire un mouvement d’expansion et de contraction, un rythme entre ouverture et retour. Progressivement, l’ellipse est devenue un sujet de recherche en elle-même. En étudiant sa construction, sa relation avec le cercle, les variations liées à l’inclinaison d’un plan, les formes issues de la rotation ou encore ses transformations possibles, mon regard sur cette forme a évolué. Cette recherche m’a amenée à m’intéresser à ses deux foyers, aux mouvements, aux énergies et aux trajectoires, jusqu’à faire des liens avec certains phénomènes présents dans l’univers. Je trouve fascinant qu’une simple forme puisse ouvrir vers autant de réflexions différentes et révéler des connexions qui dépassent son aspect purement plastique. Ce type de recherche me rappelle que l’art possède sa propre capacité d’exploration et de connaissance. À travers une approche sensible, il peut révéler des relations, des structures ou des phénomènes que d’autres modes d’observation ne permettent pas toujours de percevoir. J’aimerais que ma pratique artistique puisse continuer à explorer ces territoires inconnus, tout en développant la puissance propre du langage artistique.
Quelle est ta volonté en tant qu’artiste ?
Ma volonté en tant qu’artiste est de développer une recherche artistique capable d’ouvrir de nouvelles perceptions du monde et peut-être de révéler des aspects encore inexplorés de celui-ci. Je suis particulièrement attirée par les moments où une recherche artistique peut entrer en dialogue avec d’autres domaines de connaissance. En observant profondément une forme, un mouvement ou un phénomène, il est parfois possible de faire émerger des liens inattendus et d’ouvrir de nouvelles pistes de compréhension. Par exemple, mon intérêt actuel pour l’ellipse est né d’une première recherche autour de la respiration. Cette forme m’a attirée car elle semblait traduire un mouvement d’expansion et de contraction, un rythme entre ouverture et retour. Progressivement, l’ellipse est devenue un sujet de recherche en elle-même. En étudiant sa construction, sa relation avec le cercle, les variations liées à l’inclinaison d’un plan, les formes issues de la rotation ou encore ses transformations possibles, mon regard sur cette forme a évolué. Cette recherche m’a amenée à m’intéresser à ses deux foyers, aux mouvements, aux énergies et aux trajectoires, jusqu’à faire des liens avec certains phénomènes présents dans l’univers. Je trouve fascinant qu’une simple forme puisse ouvrir vers autant de réflexions différentes et révéler des connexions qui dépassent son aspect purement plastique. Ce type de recherche me rappelle que l’art possède sa propre capacité d’exploration et de connaissance. À travers une approche sensible, il peut révéler des relations, des structures ou des phénomènes que d’autres modes d’observation ne permettent pas toujours de percevoir. J’aimerais que ma pratique artistique puisse continuer à explorer ces territoires inconnus, tout en développant la puissance propre du langage artistique.
Quelle est ta volonté en tant qu’artiste ?
Ma volonté en tant qu’artiste est de développer une recherche artistique capable d’ouvrir de nouvelles perceptions du monde et peut-être de révéler des aspects encore inexplorés de celui-ci. Je suis particulièrement attirée par les moments où une recherche artistique peut entrer en dialogue avec d’autres domaines de connaissance. En observant profondément une forme, un mouvement ou un phénomène, il est parfois possible de faire émerger des liens inattendus et d’ouvrir de nouvelles pistes de compréhension. Par exemple, mon intérêt actuel pour l’ellipse est né d’une première recherche autour de la respiration. Cette forme m’a attirée car elle semblait traduire un mouvement d’expansion et de contraction, un rythme entre ouverture et retour. Progressivement, l’ellipse est devenue un sujet de recherche en elle-même. En étudiant sa construction, sa relation avec le cercle, les variations liées à l’inclinaison d’un plan, les formes issues de la rotation ou encore ses transformations possibles, mon regard sur cette forme a évolué. Cette recherche m’a amenée à m’intéresser à ses deux foyers, aux mouvements, aux énergies et aux trajectoires, jusqu’à faire des liens avec certains phénomènes présents dans l’univers. Je trouve fascinant qu’une simple forme puisse ouvrir vers autant de réflexions différentes et révéler des connexions qui dépassent son aspect purement plastique. Ce type de recherche me rappelle que l’art possède sa propre capacité d’exploration et de connaissance. À travers une approche sensible, il peut révéler des relations, des structures ou des phénomènes que d’autres modes d’observation ne permettent pas toujours de percevoir. J’aimerais que ma pratique artistique puisse continuer à explorer ces territoires inconnus, tout en développant la puissance propre du langage artistique.
Selon toi qu’est-ce que l’art ?
Je considère l’art comme une forme de recherche fondamentale sur le monde, au même titre que d’autres domaines de connaissance. Chaque artiste mène une recherche personnelle à travers une préoccupation qui lui est propre, tout au long de sa vie. Cette recherche est à la fois un quotidien, une étude, un jeu et un travail profond sur soi. À la différence de certaines disciplines de recherche, l’art ne cherche pas nécessairement à prévoir avec exactitude le fonctionnement du monde réel ou à vérifier un résultat attendu. Dans l’art, l’essentiel se situe plutôt dans la manière dont ce processus fait émerger de nouvelles questions, des expériences et des significations. Les artistes partagent parfois leurs recherches ou les résultats d’une période de travail avec le monde extérieur, tandis que certaines recherches restent plus intimes. Lorsqu’elles sont partagées, ces propositions peuvent offrir de nouveaux regards, créer des expériences de connexion avec soi-même et apporter une forme de renouvellement dans notre quotidien. Pour l’artiste comme pour le spectateur, l’art est un processus d’élargissement continu de l’« univers observable » de chacun, en ouvrant de nouvelles possibilités de perception, d’expérience et de compréhension du monde.
Selon toi qu’est-ce que l’art ?
Je considère l’art comme une forme de recherche fondamentale sur le monde, au même titre que d’autres domaines de connaissance. Chaque artiste mène une recherche personnelle à travers une préoccupation qui lui est propre, tout au long de sa vie. Cette recherche est à la fois un quotidien, une étude, un jeu et un travail profond sur soi. À la différence de certaines disciplines de recherche, l’art ne cherche pas nécessairement à prévoir avec exactitude le fonctionnement du monde réel ou à vérifier un résultat attendu. Dans l’art, l’essentiel se situe plutôt dans la manière dont ce processus fait émerger de nouvelles questions, des expériences et des significations. Les artistes partagent parfois leurs recherches ou les résultats d’une période de travail avec le monde extérieur, tandis que certaines recherches restent plus intimes. Lorsqu’elles sont partagées, ces propositions peuvent offrir de nouveaux regards, créer des expériences de connexion avec soi-même et apporter une forme de renouvellement dans notre quotidien. Pour l’artiste comme pour le spectateur, l’art est un processus d’élargissement continu de l’« univers observable » de chacun, en ouvrant de nouvelles possibilités de perception, d’expérience et de compréhension du monde.
Selon toi qu’est-ce que l’art ?
Je considère l’art comme une forme de recherche fondamentale sur le monde, au même titre que d’autres domaines de connaissance. Chaque artiste mène une recherche personnelle à travers une préoccupation qui lui est propre, tout au long de sa vie. Cette recherche est à la fois un quotidien, une étude, un jeu et un travail profond sur soi. À la différence de certaines disciplines de recherche, l’art ne cherche pas nécessairement à prévoir avec exactitude le fonctionnement du monde réel ou à vérifier un résultat attendu. Dans l’art, l’essentiel se situe plutôt dans la manière dont ce processus fait émerger de nouvelles questions, des expériences et des significations. Les artistes partagent parfois leurs recherches ou les résultats d’une période de travail avec le monde extérieur, tandis que certaines recherches restent plus intimes. Lorsqu’elles sont partagées, ces propositions peuvent offrir de nouveaux regards, créer des expériences de connexion avec soi-même et apporter une forme de renouvellement dans notre quotidien. Pour l’artiste comme pour le spectateur, l’art est un processus d’élargissement continu de l’« univers observable » de chacun, en ouvrant de nouvelles possibilités de perception, d’expérience et de compréhension du monde.
Quel héritage souhaites-tu laisser ?
Je souhaite que mon travail puisse entrer en dialogue avec des personnes aux parcours, aux connaissances et aux sensibilités différentes, au-delà des frontières du monde de l’art. J’aimerais qu’il puisse être rencontré de multiples façons : offrir une matière de réflexion à celles et ceux qui connaissent profondément l’art, mais aussi provoquer une émotion, une curiosité ou une question chez des personnes qui n’ont aucun lien particulier avec ce domaine. Je souhaite également que l’art lui-même reste une matière vivante, capable de se transformer à travers les regards et les expériences de chacun. Pour moi, une œuvre n’est pas un objet figé une fois achevé : une fois libérée de mon propre geste, elle continue d’exister et d’évoluer selon les contextes, les personnes qui la découvrent et les significations nouvelles qu’elle peut faire naître. J’espère que mes œuvres pourront ainsi voyager à travers le temps et l’espace, ouvrir des espaces où chacun peut construire son propre lien avec elles et devenir un habitat vivant façonné par ces échanges.
Quel héritage souhaites-tu laisser ?
Je souhaite que mon travail puisse entrer en dialogue avec des personnes aux parcours, aux connaissances et aux sensibilités différentes, au-delà des frontières du monde de l’art. J’aimerais qu’il puisse être rencontré de multiples façons : offrir une matière de réflexion à celles et ceux qui connaissent profondément l’art, mais aussi provoquer une émotion, une curiosité ou une question chez des personnes qui n’ont aucun lien particulier avec ce domaine. Je souhaite également que l’art lui-même reste une matière vivante, capable de se transformer à travers les regards et les expériences de chacun. Pour moi, une œuvre n’est pas un objet figé une fois achevé : une fois libérée de mon propre geste, elle continue d’exister et d’évoluer selon les contextes, les personnes qui la découvrent et les significations nouvelles qu’elle peut faire naître. J’espère que mes œuvres pourront ainsi voyager à travers le temps et l’espace, ouvrir des espaces où chacun peut construire son propre lien avec elles et devenir un habitat vivant façonné par ces échanges.
Quel héritage souhaites-tu laisser ?
Je souhaite que mon travail puisse entrer en dialogue avec des personnes aux parcours, aux connaissances et aux sensibilités différentes, au-delà des frontières du monde de l’art. J’aimerais qu’il puisse être rencontré de multiples façons : offrir une matière de réflexion à celles et ceux qui connaissent profondément l’art, mais aussi provoquer une émotion, une curiosité ou une question chez des personnes qui n’ont aucun lien particulier avec ce domaine. Je souhaite également que l’art lui-même reste une matière vivante, capable de se transformer à travers les regards et les expériences de chacun. Pour moi, une œuvre n’est pas un objet figé une fois achevé : une fois libérée de mon propre geste, elle continue d’exister et d’évoluer selon les contextes, les personnes qui la découvrent et les significations nouvelles qu’elle peut faire naître. J’espère que mes œuvres pourront ainsi voyager à travers le temps et l’espace, ouvrir des espaces où chacun peut construire son propre lien avec elles et devenir un habitat vivant façonné par ces échanges.
Un événement marquant ?
Si je devais évoquer un événement particulièrement marquant en lien avec ma pratique, je parlerais d’une période, il y a environ trois ans, où j’ai vécu le départ successif de nombreuses personnes proches de mon entourage, qui ont quitté la ville ou le pays où je vivais. Cette période a profondément transformé ma relation à mon atelier. Je me suis retrouvée face à une forme de solitude très intense, qui ne ressemblait pas vraiment à un nouveau départ, mais plutôt à une rupture avec mes repères habituels. Après un certain temps, j’ai ressenti le besoin de créer un rituel quotidien et de construire un espace organisé autour de moi-même. Contrairement aux relations humaines, souvent souples et imprévisibles, cet espace m’offrait un rythme plus stable, répétitif et sécurisant. Mon atelier est alors devenu un lieu particulièrement intime, un espace où je pouvais être pleinement avec moi-même et avec mon temps. À cette époque, cela faisait environ un an que j’avais commencé la peinture, et j’ai progressivement senti entrer dans un état de concentration et d’immersion totale. C’est une période durant laquelle j’ai réalisé des œuvres qui me satisfaisaient profondément et où j’ai ressenti une connexion très forte avec moi-même. Cette expérience a constitué un point d’ancrage, à la fois en moi et dans ma pratique artistique. Aujourd’hui, lorsque je reviens à mon atelier après avoir été confrontée au monde extérieur, j’ai souvent la sensation de retrouver ce centre intérieur construit à cette époque.
Un événement marquant ?
Si je devais évoquer un événement particulièrement marquant en lien avec ma pratique, je parlerais d’une période, il y a environ trois ans, où j’ai vécu le départ successif de nombreuses personnes proches de mon entourage, qui ont quitté la ville ou le pays où je vivais. Cette période a profondément transformé ma relation à mon atelier. Je me suis retrouvée face à une forme de solitude très intense, qui ne ressemblait pas vraiment à un nouveau départ, mais plutôt à une rupture avec mes repères habituels. Après un certain temps, j’ai ressenti le besoin de créer un rituel quotidien et de construire un espace organisé autour de moi-même. Contrairement aux relations humaines, souvent souples et imprévisibles, cet espace m’offrait un rythme plus stable, répétitif et sécurisant. Mon atelier est alors devenu un lieu particulièrement intime, un espace où je pouvais être pleinement avec moi-même et avec mon temps. À cette époque, cela faisait environ un an que j’avais commencé la peinture, et j’ai progressivement senti entrer dans un état de concentration et d’immersion totale. C’est une période durant laquelle j’ai réalisé des œuvres qui me satisfaisaient profondément et où j’ai ressenti une connexion très forte avec moi-même. Cette expérience a constitué un point d’ancrage, à la fois en moi et dans ma pratique artistique. Aujourd’hui, lorsque je reviens à mon atelier après avoir été confrontée au monde extérieur, j’ai souvent la sensation de retrouver ce centre intérieur construit à cette époque.
Un événement marquant ?
Si je devais évoquer un événement particulièrement marquant en lien avec ma pratique, je parlerais d’une période, il y a environ trois ans, où j’ai vécu le départ successif de nombreuses personnes proches de mon entourage, qui ont quitté la ville ou le pays où je vivais. Cette période a profondément transformé ma relation à mon atelier. Je me suis retrouvée face à une forme de solitude très intense, qui ne ressemblait pas vraiment à un nouveau départ, mais plutôt à une rupture avec mes repères habituels. Après un certain temps, j’ai ressenti le besoin de créer un rituel quotidien et de construire un espace organisé autour de moi-même. Contrairement aux relations humaines, souvent souples et imprévisibles, cet espace m’offrait un rythme plus stable, répétitif et sécurisant. Mon atelier est alors devenu un lieu particulièrement intime, un espace où je pouvais être pleinement avec moi-même et avec mon temps. À cette époque, cela faisait environ un an que j’avais commencé la peinture, et j’ai progressivement senti entrer dans un état de concentration et d’immersion totale. C’est une période durant laquelle j’ai réalisé des œuvres qui me satisfaisaient profondément et où j’ai ressenti une connexion très forte avec moi-même. Cette expérience a constitué un point d’ancrage, à la fois en moi et dans ma pratique artistique. Aujourd’hui, lorsque je reviens à mon atelier après avoir été confrontée au monde extérieur, j’ai souvent la sensation de retrouver ce centre intérieur construit à cette époque.
Comment as-tu vécu ta résidence artistique au sein de Polyominos à Nancy ?
Cette résidence est arrivée à un moment parfait pour moi car elle a eu lieu juste après avoir quitté mon ancien atelier, le Bastion XIV à Strasbourg. Quand je suis arrivée dans ce lieu, l’environnement était très différent de celui d’un bunker où je travaillais auparavant. Tout était très blanc, très bien conservé, sans aucune trace de “ vie d’artiste ”. Je me suis sentie immédiatement bloquée en me demandant comment j’allais réussir à commencer mon travail dans cet espace. En m’adaptant au lieu, ma manière de produire a changé. Les matériaux que j’utilisais ont évolué et beaucoup de choses étaient nouvelles pour moi. Il m’a fallu un peu de temps pour faire connaissance avec cet espace et établir une nouvelle liste de commandes adaptée à cette nouvelle manière de travailler. Tout a changé, même ma façon de manger car vivre et travailler dans un même endroit modifie aussi la manière de cuisiner et le rythme quotidien. L’absence de séparation entre le temps de travail et le temps personnel était une expérience assez étrange. Mais finalement ce n’était pas si mal de changer. C’était une sorte de fraîcheur pour moi et j’ai bien vécu cette nouveauté dans ma vie d’artiste. Si je regarde maintenant comment j’ai vécu cette résidence, il y a évidemment eu des hauts et des bas. Au début, j’ai trouvé un rythme assez tranquille grâce à une nouvelle organisation que j’ai réussi à mettre en place. Mais la semaine avant la restitution a été particulièrement intense, presque comme un défi personnel. Je ne m’étais jamais poussée aussi loin pour produire. Pour traverser cette période, il m’a fallu beaucoup de concentration, de patience et de confiance car le temps que je pouvais consacrer à cette résidence était très limité. Je pense finalement que cette expérience était nécessaire pour moi. Dans mon ancien atelier, mes œuvres étaient déjà là pour parler à ma place. Mais ici, je suis arrivée dans un espace où rien n’existait encore, donc j’ai dû retrouver mes propres ressources pour me sentir à nouveau “armée”. Malgré cette tension, je suis très contente de ce que j’ai pu réaliser pendant cette période. J’ai pu créer des objets que j’avais laissé de côté dans mon ancien atelier afin de me concentrer sur mes peintures et enfin expérimenter certaines idées qui restaient dans ma tête. J’ai également fait de très belles rencontres pendant la résidence à Nancy. Mes proches sont venus voir mon travail et mes créations. Ils étaient présents pour me soutenir, me rassurer et m’encourager. Rien ne peut se construire complètement seul. Merci encore aux jurys pour cette occasion : Odile Burluraux, Ange-Frédéric Koffi, Vitalie Taittinger et un grand merci à Anne-Laure Janailhac et Edem Allado. Je repars de Polyominos avec de très beaux souvenirs et une nouvelle force en moi.
Comment as-tu vécu ta résidence artistique au sein de Polyominos à Nancy ?
Cette résidence est arrivée à un moment parfait pour moi car elle a eu lieu juste après avoir quitté mon ancien atelier, le Bastion XIV à Strasbourg. Quand je suis arrivée dans ce lieu, l’environnement était très différent de celui d’un bunker où je travaillais auparavant. Tout était très blanc, très bien conservé, sans aucune trace de “ vie d’artiste ”. Je me suis sentie immédiatement bloquée en me demandant comment j’allais réussir à commencer mon travail dans cet espace. En m’adaptant au lieu, ma manière de produire a changé. Les matériaux que j’utilisais ont évolué et beaucoup de choses étaient nouvelles pour moi. Il m’a fallu un peu de temps pour faire connaissance avec cet espace et établir une nouvelle liste de commandes adaptée à cette nouvelle manière de travailler. Tout a changé, même ma façon de manger car vivre et travailler dans un même endroit modifie aussi la manière de cuisiner et le rythme quotidien. L’absence de séparation entre le temps de travail et le temps personnel était une expérience assez étrange. Mais finalement ce n’était pas si mal de changer. C’était une sorte de fraîcheur pour moi et j’ai bien vécu cette nouveauté dans ma vie d’artiste. Si je regarde maintenant comment j’ai vécu cette résidence, il y a évidemment eu des hauts et des bas. Au début, j’ai trouvé un rythme assez tranquille grâce à une nouvelle organisation que j’ai réussi à mettre en place. Mais la semaine avant la restitution a été particulièrement intense, presque comme un défi personnel. Je ne m’étais jamais poussée aussi loin pour produire. Pour traverser cette période, il m’a fallu beaucoup de concentration, de patience et de confiance car le temps que je pouvais consacrer à cette résidence était très limité. Je pense finalement que cette expérience était nécessaire pour moi. Dans mon ancien atelier, mes œuvres étaient déjà là pour parler à ma place. Mais ici, je suis arrivée dans un espace où rien n’existait encore, donc j’ai dû retrouver mes propres ressources pour me sentir à nouveau “armée”. Malgré cette tension, je suis très contente de ce que j’ai pu réaliser pendant cette période. J’ai pu créer des objets que j’avais laissé de côté dans mon ancien atelier afin de me concentrer sur mes peintures et enfin expérimenter certaines idées qui restaient dans ma tête. J’ai également fait de très belles rencontres pendant la résidence à Nancy. Mes proches sont venus voir mon travail et mes créations. Ils étaient présents pour me soutenir, me rassurer et m’encourager. Rien ne peut se construire complètement seul. Merci encore aux jurys pour cette occasion : Odile Burluraux, Ange-Frédéric Koffi, Vitalie Taittinger et un grand merci à Anne-Laure Janailhac et Edem Allado. Je repars de Polyominos avec de très beaux souvenirs et une nouvelle force en moi.
Comment as-tu vécu ta résidence artistique au sein de Polyominos à Nancy ?
Cette résidence est arrivée à un moment parfait pour moi car elle a eu lieu juste après avoir quitté mon ancien atelier, le Bastion XIV à Strasbourg. Quand je suis arrivée dans ce lieu, l’environnement était très différent de celui d’un bunker où je travaillais auparavant. Tout était très blanc, très bien conservé, sans aucune trace de “ vie d’artiste ”. Je me suis sentie immédiatement bloquée en me demandant comment j’allais réussir à commencer mon travail dans cet espace. En m’adaptant au lieu, ma manière de produire a changé. Les matériaux que j’utilisais ont évolué et beaucoup de choses étaient nouvelles pour moi. Il m’a fallu un peu de temps pour faire connaissance avec cet espace et établir une nouvelle liste de commandes adaptée à cette nouvelle manière de travailler. Tout a changé, même ma façon de manger car vivre et travailler dans un même endroit modifie aussi la manière de cuisiner et le rythme quotidien. L’absence de séparation entre le temps de travail et le temps personnel était une expérience assez étrange. Mais finalement ce n’était pas si mal de changer. C’était une sorte de fraîcheur pour moi et j’ai bien vécu cette nouveauté dans ma vie d’artiste. Si je regarde maintenant comment j’ai vécu cette résidence, il y a évidemment eu des hauts et des bas. Au début, j’ai trouvé un rythme assez tranquille grâce à une nouvelle organisation que j’ai réussi à mettre en place. Mais la semaine avant la restitution a été particulièrement intense, presque comme un défi personnel. Je ne m’étais jamais poussée aussi loin pour produire. Pour traverser cette période, il m’a fallu beaucoup de concentration, de patience et de confiance car le temps que je pouvais consacrer à cette résidence était très limité. Je pense finalement que cette expérience était nécessaire pour moi. Dans mon ancien atelier, mes œuvres étaient déjà là pour parler à ma place. Mais ici, je suis arrivée dans un espace où rien n’existait encore, donc j’ai dû retrouver mes propres ressources pour me sentir à nouveau “armée”. Malgré cette tension, je suis très contente de ce que j’ai pu réaliser pendant cette période. J’ai pu créer des objets que j’avais laissé de côté dans mon ancien atelier afin de me concentrer sur mes peintures et enfin expérimenter certaines idées qui restaient dans ma tête. J’ai également fait de très belles rencontres pendant la résidence à Nancy. Mes proches sont venus voir mon travail et mes créations. Ils étaient présents pour me soutenir, me rassurer et m’encourager. Rien ne peut se construire complètement seul. Merci encore aux jurys pour cette occasion : Odile Burluraux, Ange-Frédéric Koffi, Vitalie Taittinger et un grand merci à Anne-Laure Janailhac et Edem Allado. Je repars de Polyominos avec de très beaux souvenirs et une nouvelle force en moi.

© 2026 Polyominos, Tous droits réservés
Façonné par l'agence Sizeau

© 2026 Polyominos, Tous droits réservés
Façonné par l'agence Sizeau

© 2026 Polyominos, Tous droits réservés
Façonné par l'agence Sizeau

