Lê Hoàng Nguyên

Artiste

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© Hoài Phong

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Lê Hoàng Nguyên

© Lê Hoàng Nguyên

Portrait de l'artiste

Portrait de l'artiste

Portrait de l'artiste

Lê Hoàng Nguyên est né en 1996 à Đồng Hới, Vietnam. Il vit et travaille en région parisienne.

La pratique artistique de Lê Hoàng Nguyên recourt à différents médiums, qu’il mêle à des matériaux détournés, explorant des formes d’existence en suspension ainsi que les mécanismes d’administration et les structures invisibles qui régissent les déplacements. Ses œuvres interrogent la capacité des corps à s’extraire des récits historiques dans lesquels ils sont assignés, notamment au travers de l’histoire de la migration et de ses présences.

Son travail a été présenté à 100% L’EXPO, La Villette, Paris (2026), au Salon de Montrouge (2025) et au Spiral Wacoal Art Centre, Tokyo (2021). Il figure dans les collections du FRAC Île-de-France et de l’OEC. Il a reçu le Prix du public du Prix Dauphine pour l’Art Contemporain (2025). Il a été en résidence à Artagon (2024).

Interview

Interview

Interview

À quel moment as-tu eu ton déclic artistique ?

Je ne crois pas qu’on puisse parler de déclic. Mon arrivée dans l’art, c’est plutôt une succession de situations et de choix, dont beaucoup me dépassaient. S’il fallait la résumer, je dirais que j’y suis venu par accident, ou par conséquence. J’avais sept ans quand je suis arrivé en France, à la suite d’une décision prise par les adultes. On m’a inscrit dans une école catholique. Pour l’enfant que j’étais, qui ne parlait pas encore la langue, c’était un monde entièrement nouveau, fait d’images et de rituels, de gestes répétés et d’objets auxquels on prêtait un pouvoir. Sans le savoir, j’y ai appris qu’une chose simple peut être chargée de croyance et de mémoire. Plus tard, au lycée, ma professeure d’arts plastiques m’a encouragé à faire une école d’art. Je n’y avais jamais vraiment pensé. J’ai tenté le concours de la Villa Arson pour voir et j’ai été pris. Rien de tout cela n’était prévu. Mais à un moment, j’ai décidé de rester, parce que l’art me semblait être le seul endroit où je pouvais me sentir un peu libre. Après tant de situations qui m’avaient été imposées, c’était enfin un espace où je pouvais choisir.

À quel moment as-tu eu ton déclic artistique ?

Je ne crois pas qu’on puisse parler de déclic. Mon arrivée dans l’art, c’est plutôt une succession de situations et de choix, dont beaucoup me dépassaient. S’il fallait la résumer, je dirais que j’y suis venu par accident, ou par conséquence. J’avais sept ans quand je suis arrivé en France, à la suite d’une décision prise par les adultes. On m’a inscrit dans une école catholique. Pour l’enfant que j’étais, qui ne parlait pas encore la langue, c’était un monde entièrement nouveau, fait d’images et de rituels, de gestes répétés et d’objets auxquels on prêtait un pouvoir. Sans le savoir, j’y ai appris qu’une chose simple peut être chargée de croyance et de mémoire. Plus tard, au lycée, ma professeure d’arts plastiques m’a encouragé à faire une école d’art. Je n’y avais jamais vraiment pensé. J’ai tenté le concours de la Villa Arson pour voir et j’ai été pris. Rien de tout cela n’était prévu. Mais à un moment, j’ai décidé de rester, parce que l’art me semblait être le seul endroit où je pouvais me sentir un peu libre. Après tant de situations qui m’avaient été imposées, c’était enfin un espace où je pouvais choisir.

À quel moment as-tu eu ton déclic artistique ?

Je ne crois pas qu’on puisse parler de déclic. Mon arrivée dans l’art, c’est plutôt une succession de situations et de choix, dont beaucoup me dépassaient. S’il fallait la résumer, je dirais que j’y suis venu par accident, ou par conséquence. J’avais sept ans quand je suis arrivé en France, à la suite d’une décision prise par les adultes. On m’a inscrit dans une école catholique. Pour l’enfant que j’étais, qui ne parlait pas encore la langue, c’était un monde entièrement nouveau, fait d’images et de rituels, de gestes répétés et d’objets auxquels on prêtait un pouvoir. Sans le savoir, j’y ai appris qu’une chose simple peut être chargée de croyance et de mémoire. Plus tard, au lycée, ma professeure d’arts plastiques m’a encouragé à faire une école d’art. Je n’y avais jamais vraiment pensé. J’ai tenté le concours de la Villa Arson pour voir et j’ai été pris. Rien de tout cela n’était prévu. Mais à un moment, j’ai décidé de rester, parce que l’art me semblait être le seul endroit où je pouvais me sentir un peu libre. Après tant de situations qui m’avaient été imposées, c’était enfin un espace où je pouvais choisir.

Quelles sont tes principales sources d’inspiration ?

Mes sources d’inspiration sont multiples : des expériences et des récits, des situations et des contextes, et avant tout des personnes. Ce sont mes proches et mes amis, parfois des inconnus rencontrés, mais surtout des femmes. J’ai été élevé par des femmes : ma mère, ma grand-mère, mes tantes, ma marraine, puis mes amies. C’est autour de cette sororité que se sont forgés mon esprit, mon regard et ma sensibilité. Ce qui m’inspire chez elles, c’est leur force et leur manière de faire face. Leurs imaginaires finissent par contaminer les miens, comme ceux des artistes et des expositions qui me marquent : je ne crée jamais seul. Les faits divers m’inspirent aussi. Comme beaucoup de gens de ma génération, je les découvre surtout sur les réseaux sociaux, où un drame apparaît quelques secondes avant de disparaître sous le suivant. Certains restent pourtant en moi pendant des années, parce qu’on devine derrière eux un système qui les a rendus possibles. Enfin, mon parcours m’a donné une manière de voir le monde. Enfant, je traduisais pour ma mère, et j’ai compris très tôt que nos vies dépendaient de décisions prises ailleurs. C’est pourquoi je m’intéresse à la façon dont les États structurent nos existences, en facilitant les déplacements des uns et en entravant ceux des autres.

Quelles sont tes principales sources d’inspiration ?

Mes sources d’inspiration sont multiples : des expériences et des récits, des situations et des contextes, et avant tout des personnes. Ce sont mes proches et mes amis, parfois des inconnus rencontrés, mais surtout des femmes. J’ai été élevé par des femmes : ma mère, ma grand-mère, mes tantes, ma marraine, puis mes amies. C’est autour de cette sororité que se sont forgés mon esprit, mon regard et ma sensibilité. Ce qui m’inspire chez elles, c’est leur force et leur manière de faire face. Leurs imaginaires finissent par contaminer les miens, comme ceux des artistes et des expositions qui me marquent : je ne crée jamais seul. Les faits divers m’inspirent aussi. Comme beaucoup de gens de ma génération, je les découvre surtout sur les réseaux sociaux, où un drame apparaît quelques secondes avant de disparaître sous le suivant. Certains restent pourtant en moi pendant des années, parce qu’on devine derrière eux un système qui les a rendus possibles. Enfin, mon parcours m’a donné une manière de voir le monde. Enfant, je traduisais pour ma mère, et j’ai compris très tôt que nos vies dépendaient de décisions prises ailleurs. C’est pourquoi je m’intéresse à la façon dont les États structurent nos existences, en facilitant les déplacements des uns et en entravant ceux des autres.

Quelles sont tes principales sources d’inspiration ?

Mes sources d’inspiration sont multiples : des expériences et des récits, des situations et des contextes, et avant tout des personnes. Ce sont mes proches et mes amis, parfois des inconnus rencontrés, mais surtout des femmes. J’ai été élevé par des femmes : ma mère, ma grand-mère, mes tantes, ma marraine, puis mes amies. C’est autour de cette sororité que se sont forgés mon esprit, mon regard et ma sensibilité. Ce qui m’inspire chez elles, c’est leur force et leur manière de faire face. Leurs imaginaires finissent par contaminer les miens, comme ceux des artistes et des expositions qui me marquent : je ne crée jamais seul. Les faits divers m’inspirent aussi. Comme beaucoup de gens de ma génération, je les découvre surtout sur les réseaux sociaux, où un drame apparaît quelques secondes avant de disparaître sous le suivant. Certains restent pourtant en moi pendant des années, parce qu’on devine derrière eux un système qui les a rendus possibles. Enfin, mon parcours m’a donné une manière de voir le monde. Enfant, je traduisais pour ma mère, et j’ai compris très tôt que nos vies dépendaient de décisions prises ailleurs. C’est pourquoi je m’intéresse à la façon dont les États structurent nos existences, en facilitant les déplacements des uns et en entravant ceux des autres.

Quelle est ta volonté en tant qu’artiste ?

Je ne suis pas sûr d’avoir une volonté au sens où on l’entend. Pour moi, faire de l’art, c’est comme respirer ou manger : ça ne se questionne pas. On ne se demande pas pourquoi on respire ; on le fait parce qu’on en a besoin pour vivre. Ce besoin était là bien avant que je me dise artiste, je l’ai seulement reconnu plus tard. Quand je reste un moment sans créer, je le sens physiquement : quelque chose s’accumule et cherche une issue. Créer, c’est transformer ce que je vis et ce que je vois, ce qui me touche et ce qui me révolte, pour leur donner une forme et pouvoir continuer. Cette forme passe le plus souvent par des objets ordinaires et des matériaux industriels, que je sors de leur usage, et par l’espace, que le visiteur traverse avec son corps. Ce n’est donc ni un projet que je me serais fixé ni une carrière que j’aurais planifiée. C’est une nécessité, sans doute partagée par beaucoup de personnes qui ont connu le déplacement : quand on a perdu ses repères, on est obligé d’en inventer d’autres pour tenir. Ce qui se questionne, en revanche, c’est la manière de créer. Comment raconter sans trahir, surtout quand les histoires ne sont pas seulement les miennes ? Que montrer, et que garder pour soi ? Comment rester fidèle aux personnes qui m’inspirent sans parler à leur place ? Ces questions m’accompagnent à chaque œuvre. Mais le besoin de créer, lui, ne se discute pas. Il est simplement là, comme le souffle.

Quelle est ta volonté en tant qu’artiste ?

Je ne suis pas sûr d’avoir une volonté au sens où on l’entend. Pour moi, faire de l’art, c’est comme respirer ou manger : ça ne se questionne pas. On ne se demande pas pourquoi on respire ; on le fait parce qu’on en a besoin pour vivre. Ce besoin était là bien avant que je me dise artiste, je l’ai seulement reconnu plus tard. Quand je reste un moment sans créer, je le sens physiquement : quelque chose s’accumule et cherche une issue. Créer, c’est transformer ce que je vis et ce que je vois, ce qui me touche et ce qui me révolte, pour leur donner une forme et pouvoir continuer. Cette forme passe le plus souvent par des objets ordinaires et des matériaux industriels, que je sors de leur usage, et par l’espace, que le visiteur traverse avec son corps. Ce n’est donc ni un projet que je me serais fixé ni une carrière que j’aurais planifiée. C’est une nécessité, sans doute partagée par beaucoup de personnes qui ont connu le déplacement : quand on a perdu ses repères, on est obligé d’en inventer d’autres pour tenir. Ce qui se questionne, en revanche, c’est la manière de créer. Comment raconter sans trahir, surtout quand les histoires ne sont pas seulement les miennes ? Que montrer, et que garder pour soi ? Comment rester fidèle aux personnes qui m’inspirent sans parler à leur place ? Ces questions m’accompagnent à chaque œuvre. Mais le besoin de créer, lui, ne se discute pas. Il est simplement là, comme le souffle.

Quelle est ta volonté en tant qu’artiste ?

Je ne suis pas sûr d’avoir une volonté au sens où on l’entend. Pour moi, faire de l’art, c’est comme respirer ou manger : ça ne se questionne pas. On ne se demande pas pourquoi on respire ; on le fait parce qu’on en a besoin pour vivre. Ce besoin était là bien avant que je me dise artiste, je l’ai seulement reconnu plus tard. Quand je reste un moment sans créer, je le sens physiquement : quelque chose s’accumule et cherche une issue. Créer, c’est transformer ce que je vis et ce que je vois, ce qui me touche et ce qui me révolte, pour leur donner une forme et pouvoir continuer. Cette forme passe le plus souvent par des objets ordinaires et des matériaux industriels, que je sors de leur usage, et par l’espace, que le visiteur traverse avec son corps. Ce n’est donc ni un projet que je me serais fixé ni une carrière que j’aurais planifiée. C’est une nécessité, sans doute partagée par beaucoup de personnes qui ont connu le déplacement : quand on a perdu ses repères, on est obligé d’en inventer d’autres pour tenir. Ce qui se questionne, en revanche, c’est la manière de créer. Comment raconter sans trahir, surtout quand les histoires ne sont pas seulement les miennes ? Que montrer, et que garder pour soi ? Comment rester fidèle aux personnes qui m’inspirent sans parler à leur place ? Ces questions m’accompagnent à chaque œuvre. Mais le besoin de créer, lui, ne se discute pas. Il est simplement là, comme le souffle.

Selon toi, qu’est-ce que l’art ?

Honnêtement, je ne sais pas, et je crois que c’est la réponse la plus juste que je puisse donner. Si je savais ce qu’est l’art, je n’aurais peut-être plus besoin d’en faire. Chaque œuvre est une manière de reposer la question, sans jamais y répondre complètement. Je commence souvent un projet sans savoir où il va me mener, et c’est ce non-savoir qui me fait avancer. Ce que je sais faire, en revanche, c’est le reconnaître quand il surgit. Ce peut être une œuvre dans une exposition, un geste dans la rue ou une phrase entendue par hasard. Quelque chose se déplace en moi, je regarde le monde un peu autrement, et cet effet dure. C’est peut-être ça, l’art : moins une chose qu’on puisse définir qu’une chose qui nous arrive.

Selon toi, qu’est-ce que l’art ?

Honnêtement, je ne sais pas, et je crois que c’est la réponse la plus juste que je puisse donner. Si je savais ce qu’est l’art, je n’aurais peut-être plus besoin d’en faire. Chaque œuvre est une manière de reposer la question, sans jamais y répondre complètement. Je commence souvent un projet sans savoir où il va me mener, et c’est ce non-savoir qui me fait avancer. Ce que je sais faire, en revanche, c’est le reconnaître quand il surgit. Ce peut être une œuvre dans une exposition, un geste dans la rue ou une phrase entendue par hasard. Quelque chose se déplace en moi, je regarde le monde un peu autrement, et cet effet dure. C’est peut-être ça, l’art : moins une chose qu’on puisse définir qu’une chose qui nous arrive.

Selon toi, qu’est-ce que l’art ?

Honnêtement, je ne sais pas, et je crois que c’est la réponse la plus juste que je puisse donner. Si je savais ce qu’est l’art, je n’aurais peut-être plus besoin d’en faire. Chaque œuvre est une manière de reposer la question, sans jamais y répondre complètement. Je commence souvent un projet sans savoir où il va me mener, et c’est ce non-savoir qui me fait avancer. Ce que je sais faire, en revanche, c’est le reconnaître quand il surgit. Ce peut être une œuvre dans une exposition, un geste dans la rue ou une phrase entendue par hasard. Quelque chose se déplace en moi, je regarde le monde un peu autrement, et cet effet dure. C’est peut-être ça, l’art : moins une chose qu’on puisse définir qu’une chose qui nous arrive.

Quel héritage souhaites-tu laisser ?

De la générosité, de l’attention et de l’empathie, même si je ne pense pas qu’on choisisse son héritage : ce sont les autres qui décident de ce qu’ils gardent de nous. La générosité, parce que c’est ce que j’ai reçu. Les femmes qui m’ont élevé m’ont donné de leur temps et de leur présence, souvent sans rien attendre en retour. C’est le don le plus précieux, parce qu’on ne peut pas le rendre, seulement le transmettre. J’aimerais que mon travail prolonge ce geste. L’attention, parce que c’est peut-être ce qui manque le plus aujourd’hui. Tout passe très vite, les images comme les drames. Prendre le temps de regarder une personne ou une histoire qu’on aurait pu ignorer, c’est déjà une forme de soin. L’empathie, enfin, parce que c’est ce que l’attention rend possible : se laisser toucher par ce que vivent les autres sans se l’approprier. Si une œuvre peut faire naître cela, même un instant, elle a fait l’essentiel.

Quel héritage souhaites-tu laisser ?

De la générosité, de l’attention et de l’empathie, même si je ne pense pas qu’on choisisse son héritage : ce sont les autres qui décident de ce qu’ils gardent de nous. La générosité, parce que c’est ce que j’ai reçu. Les femmes qui m’ont élevé m’ont donné de leur temps et de leur présence, souvent sans rien attendre en retour. C’est le don le plus précieux, parce qu’on ne peut pas le rendre, seulement le transmettre. J’aimerais que mon travail prolonge ce geste. L’attention, parce que c’est peut-être ce qui manque le plus aujourd’hui. Tout passe très vite, les images comme les drames. Prendre le temps de regarder une personne ou une histoire qu’on aurait pu ignorer, c’est déjà une forme de soin. L’empathie, enfin, parce que c’est ce que l’attention rend possible : se laisser toucher par ce que vivent les autres sans se l’approprier. Si une œuvre peut faire naître cela, même un instant, elle a fait l’essentiel.

Quel héritage souhaites-tu laisser ?

De la générosité, de l’attention et de l’empathie, même si je ne pense pas qu’on choisisse son héritage : ce sont les autres qui décident de ce qu’ils gardent de nous. La générosité, parce que c’est ce que j’ai reçu. Les femmes qui m’ont élevé m’ont donné de leur temps et de leur présence, souvent sans rien attendre en retour. C’est le don le plus précieux, parce qu’on ne peut pas le rendre, seulement le transmettre. J’aimerais que mon travail prolonge ce geste. L’attention, parce que c’est peut-être ce qui manque le plus aujourd’hui. Tout passe très vite, les images comme les drames. Prendre le temps de regarder une personne ou une histoire qu’on aurait pu ignorer, c’est déjà une forme de soin. L’empathie, enfin, parce que c’est ce que l’attention rend possible : se laisser toucher par ce que vivent les autres sans se l’approprier. Si une œuvre peut faire naître cela, même un instant, elle a fait l’essentiel.

Quel événement a marqué ton parcours ?

Mon arrivée à Paris. C’est le milieu de la nuit qui m’a accueilli. Dans les soirées et les fêtes, j’ai rencontré pour la première fois des personnes qui me ressemblaient, des personnes queer et racisées, qui portaient des histoires proches de la mienne. Jusque-là, j’avais souvent eu l’impression d’être une exception, d’avancer seul avec des questions que personne autour de moi ne se posait. La nuit m’a montré que ces questions étaient partagées. Ce milieu a ses bons et ses mauvais côtés, et je ne veux pas l’idéaliser. On y trouve de la liberté et de la tendresse, mais aussi de la fatigue, des excès et des fragilités. Pourtant, c’est surtout dans ces espaces en marge que mon esprit et mon travail se sont chargés de ce qu’ils portent aujourd’hui, au contact de personnes qui s’inventent malgré tout. Des inconnus y sont devenus des proches, puis une famille choisie, qui prolonge la sororité dans laquelle j’ai grandi. Je crois que ça m’a sauvé. Ces nuits m’ont appris qu’on ne se construit pas sans les autres, et que ce qui se vit dans les marges dit souvent quelque chose d’essentiel sur le centre.

Quel événement a marqué ton parcours ?

Mon arrivée à Paris. C’est le milieu de la nuit qui m’a accueilli. Dans les soirées et les fêtes, j’ai rencontré pour la première fois des personnes qui me ressemblaient, des personnes queer et racisées, qui portaient des histoires proches de la mienne. Jusque-là, j’avais souvent eu l’impression d’être une exception, d’avancer seul avec des questions que personne autour de moi ne se posait. La nuit m’a montré que ces questions étaient partagées. Ce milieu a ses bons et ses mauvais côtés, et je ne veux pas l’idéaliser. On y trouve de la liberté et de la tendresse, mais aussi de la fatigue, des excès et des fragilités. Pourtant, c’est surtout dans ces espaces en marge que mon esprit et mon travail se sont chargés de ce qu’ils portent aujourd’hui, au contact de personnes qui s’inventent malgré tout. Des inconnus y sont devenus des proches, puis une famille choisie, qui prolonge la sororité dans laquelle j’ai grandi. Je crois que ça m’a sauvé. Ces nuits m’ont appris qu’on ne se construit pas sans les autres, et que ce qui se vit dans les marges dit souvent quelque chose d’essentiel sur le centre.

Quel événement a marqué ton parcours ?

Mon arrivée à Paris. C’est le milieu de la nuit qui m’a accueilli. Dans les soirées et les fêtes, j’ai rencontré pour la première fois des personnes qui me ressemblaient, des personnes queer et racisées, qui portaient des histoires proches de la mienne. Jusque-là, j’avais souvent eu l’impression d’être une exception, d’avancer seul avec des questions que personne autour de moi ne se posait. La nuit m’a montré que ces questions étaient partagées. Ce milieu a ses bons et ses mauvais côtés, et je ne veux pas l’idéaliser. On y trouve de la liberté et de la tendresse, mais aussi de la fatigue, des excès et des fragilités. Pourtant, c’est surtout dans ces espaces en marge que mon esprit et mon travail se sont chargés de ce qu’ils portent aujourd’hui, au contact de personnes qui s’inventent malgré tout. Des inconnus y sont devenus des proches, puis une famille choisie, qui prolonge la sororité dans laquelle j’ai grandi. Je crois que ça m’a sauvé. Ces nuits m’ont appris qu’on ne se construit pas sans les autres, et que ce qui se vit dans les marges dit souvent quelque chose d’essentiel sur le centre.

© 2026 Polyominos, Tous droits réservés

Façonné par l'agence Sizeau

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